L'AGRICULTURE EN LANGUEDOC-ROUSSILLON

L’agriculture occupe près de 38% de la superficie régionale soit 962 576 ha. Inférieure à la moyenne nationale (54%), elle reste, néanmoins non négligeable. La superficie agricole a fortement diminué ces vingt dernières années par des arrachages massifs de vignobles, une désertification des milieux ruraux (développement des landes, de friches, garrigues), une artificialisation du monde rural (extension des zones urbaines au détriment des milieux ruraux).


Source : Mémento de la statistique agricole (Agreste Languedoc-Roussillon Edition 2008) 

Une surface agricole orientée viticulture

La région Languedoc-Roussillon est concernée par des productions adaptées à ses spécificités agro-climatiques méditerranéennes. La Superficie Agricole Utile (SAU) se caractérise par la prédominance de la viticulture (257 000 ha, en 2007). La diversité du terroir a permis le développement d’une viticulture de qualité avec de nombreuses Indications Géographiques Protégées (IGP). 34% sont dédiées aux grandes cultures (y compris riz et semences), 3% aux cultures fruitières et 2% pour les cultures maraîchères. La production fruitière se caractérise par la culture d’abricots, de pêches, de cerises, de pommes.


Source : Mémento de la statistique agricole (Agreste Languedoc-Roussillon Edition 2008)  

La viticulture et l’arboriculture concentrent les deux tiers des exploitations professionnelles

La baisse du nombre d’exploitations professionnelles en Languedoc-Roussillon se poursuit. 4 000 exploitations disparaissent entre 2000 et 2007 ramenant l’effectif à 17 700. Ce sont essentiellement les exploitations viticoles et arboricoles qui souffrent. La crise débutée en 2004 dans le secteur viticole se poursuit.


Source : Mémento de la statistique agricole (Agreste Languedoc-Roussillon Edition 2008)

 Au niveau régional, la viticulture et l’arboriculture sont prédominantes. Dans le département de l’Aude, le secteur des grandes cultures constitue la deuxième orientation économique (14%). Le poids économique (25%) du maraîchage et de l’horticulture assure au département des Pyrénées-Orientales une spécificité en la matière. Le département de la Lozère constitue quant à lui une terre d’élevage avec prédominance de l’élevage des herbivores. 

La disparition des exploitations s’accompagne d’un non-renouvellement des générations, vieillissant ainsi la population agricole. Si le nombre d’agriculteurs de plus de 45 ans reste sensiblement stable, leurs cadets voient leurs effectifs diminuer rapidement à cause d’un déficit d’installations. Les chefs d’exploitations de moins de 40 ans sont en 2007 presque deux fois moins nombreux qu’en 2000 et ne représentent plus que 20% de la population concernée contre encore 30% en 2000.  

En cas des crises structurelles, les exploitants cherchent des revenus complémentaires par l’exercice d’une activité secondaire (tourisme….).

Le Languedoc-Roussillon et l’environnement

L’agriculture de la région a toujours été leader en matière de protection de son environnement.

  • première région française concernant l’agriculture raisonnée : respect d’un référentiel national avec contrôles par des organismes tiers indépendants, de cahier des charges (Charte de la conduite raisonnée du vignoble en Languedoc-Roussillon, Charte Sud Nature pour le melon, protection fruitière intégrée…) ;
  • première région en agriculture biologique en viticulture, troisième région en arboriculture.
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