Chambre Régionale d'Agriculture Languedoc Roussillon

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L'ELEVAGE EN LANGUEDOC-ROUSSILLON

Avec 4000 exploitations (23% des exploitations professionnelles de la région) et 5500 actifs, l’élevage et les agriculteurs de Montagne représentent 12% de la production agricole du Languedoc-Roussillon et valorisent près de 560 000 ha de terres, soit environ 55 % de la Surface Agricole Utile.

 

 Localisation du cheptel herbivore en Languedoc-Roussillon
UGB : Unité Gros Bétail
(Source : LRE d'après IPG 2009)

 Le cheptel : une bonne représentation des races rustiques

Le cheptel maintenant très largement homogène avec des races rustiques locales aux qualités reconnues : Aubrac, Gascogne, Camargue, Blanches du Massif Central se compose de :  
.  101 000 vaches dont 25 000 vaches laitières 
. 170 500 brebis allaitantes, 110200 brebis laitières  
 
. 21 800 chèvres · 2 850 juments saillies – 373 étalons en activité 

Les productions hors sol concernent plus de 700 exploitations et produisent chaque année :
. 68 000 porcs charcutiers 
6,6 millions de volailles
· 95 millions d’œufs 

Des produits de qualités

Les éleveurs de la région s’engagent pour des produits de qualité et de caractère, à l’image de leur terroir.

Dans la démarcation de leurs produits 
Télécharger le tableau des produits de qualité

Sur leur exploitation avec :
· Le code mutuel caprin
· La charte des bonnes pratiques de l’élevage
· Le guide des bonnes pratiques d’hygiène

Associant des ventes de broutards et d’agneaux d’élevage à des productions transformables : lait de vache, de brebis, de chèvres, agneaux de boucherie, veaux rosés, génisses de boucherie, l’élevage régional se positionne, pour une transformation locale : abattoirs, laiteries, ateliers de transformation fermière délibérément sur le marché régional.

Un élevage pastoral extensif, adapté à la spécificité méditerranéenne

Traditionnellement pastoral, l’élevage de la région Languedoc-Roussillon doit composer avec les handicaps du contexte pédoclimatique méditerranéen : zones sèches à sols superficiels peu productifs, fort déficit hydrique sur la période estivale, pluviométrie irrégulière et concentrée, forte exposition aux vents… et depuis quelques années avec des aléas climatiques de type sécheresse, gelées tardives, de plus en plus fréquents.

La mise en valeur de ces surfaces difficiles, non arables (pas de concurrence avec les productions végétales) requiert donc une adaptation des systèmes de production (le chargement moyen régional est de seulement 0,35 UGB/ha) et une grande technicité : gestion du pâturage pour alimenter décemment des bêtes sur des landes, garrigues, broussailles, parcours, stocks pour l’hiver et l’été… Des techniques pastorales modernes sont développées, notamment par le SUAMME pour améliorer la productivité de ces milieux et la rentabilité économique des exploitations.

Enfin, en plus de produire des viandes et produits laitiers, l’élevage extensif régional maintient des paysages ouverts propices à un haut niveau de biodiversité. Ce type de services rendus à la communauté, désigné par les termes d’aménités, ou de services éco systémiques, fait l’objet d’intenses travaux notamment au niveau européen pour développer une meilleure reconnaissance de ces services et imaginer des dispositifs de rémunération adaptés.

L’élevage extensif, valorisant une végétation non « améliorée » (c’est
à dire ni semée, ni fertilisée), qui est pâturée, broutée ou fauchée à des fins fourragères est en effet reconnue comme « La forme d’agriculture la plus précieuse pour la conservation de la biodiversité dans toute l’Europe » (voir le document).

 

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Photo © : CA de la Lozère

 


Photo © : CA de la Lozère

 

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